On apprend souvent quatre goûts à l'école : sucré, salé, acide, amer. Il en manque un, identifié au Japon, qui explique pourquoi un bouillon, un fromage affiné ou une sauce soya semblent si pleins en bouche. Ce goût, c'est l'umami, et il est partout dans la cuisine japonaise.
Qu'est-ce que l'Umami
L'umami se traduit mal : on le dit savoureux, rond, bouillonnant. C'est la sensation de profondeur d'un bouillon de viande, la longueur d'un parmesan, la rondeur d'une tomate bien mûre. Identifié au Japon au début du vingtième siècle, il a depuis été reconnu comme un goût à part entière, capté par des récepteurs propres sur la langue.
Contrairement aux autres goûts, l'umami est rarement spectaculaire à lui seul. Il agit en arrière-plan : il donne du fond, prolonge les saveurs et rassasie. C'est précisément ce caractère discret qui le rend si central dans une cuisine fondée sur la justesse plutôt que sur l'excès.
Le Dashi, Base de Tout
Le dashi est le bouillon fondamental de la cuisine japonaise. Le plus courant, l'awase dashi, marie deux ingrédients : le kombu, une algue séchée, et le katsuobushi, des copeaux de bonite séchée et fumée. On les infuse brièvement dans une eau frémissante pour obtenir un bouillon clair, léger, et pourtant chargé d'umami.
Ce bouillon discret est partout : il fonde la soupe miso, mouille les plats mijotés, parfume les sauces. Sa légèreté est trompeuse, car c'est souvent lui qui donne au plat sa profondeur. Le maîtriser, c'est tenir la base d'une grande partie de la cuisine japonaise.
Yakitori, karaage et l'esprit izakayaLes petits plats où l'umami se cache souvent.La Synergie du Kombu et de la Bonite
Pourquoi marier le kombu et la bonite ? Parce que chacun apporte un type d'umami différent. Réunis, leur effet ne s'additionne pas, il se multiplie : c'est la synergie de l'umami, un phénomène bien réel. Le dashi classique tire toute sa puissance de cette rencontre.
C'est aussi pourquoi tant de plats associent des ingrédients riches en umami : la bonite et l'algue, mais aussi la sauce soya et le champignon, la tomate et le fromage. La cuisine japonaise a fait de cette synergie un principe, longtemps avant qu'on sache l'expliquer.
L'Umami à la Table d'Izakaya
À l'izakaya, l'umami est partout en filigrane. Il est dans la soupe miso servie d'emblée, dans la sauce tare des yakitori, dans un plat mijoté doucement, dans la sauce soya qui accompagne tout. Rarement au premier plan, il donne au repas son fond réconfortant, cette envie de prolonger la soirée une assiette de plus.
Partager ces petits plats, c'est aussi goûter l'umami sous toutes ses formes : la rondeur d'un bouillon, la longueur d'une sauce, la profondeur d'un mijoté. C'est l'esprit de la table japonaise, où le plaisir vient de la justesse plus que de l'intensité.
Le Dashi chez Aji
Chez Aji, le dashi travaille en coulisse : dans la soupe miso et plusieurs préparations chaudes. C'est l'un de ces fondamentaux qu'on ne nomme pas toujours, mais qu'on goûte dans presque tout. Au comptoir, demandez ce qui en contient ce soir-là : vous y reconnaîtrez l'umami.
Quels deux ingrédients composent le dashi classique, l'awase dashi ?
- 1L'umami est le cinquième goût, le savoureux, identifié au Japon.
- 2Le dashi, base de la cuisine japonaise, marie kombu et bonite séchée.
- 3Combinées, deux sources d'umami se multiplient : c'est la synergie.
- 4À l'izakaya, l'umami donne au repas son fond réconfortant.
- 5Chez Aji, le dashi parfume la soupe miso et plusieurs plats chauds.
L'umami est le goût qu'on ne voit pas mais qu'on ressent toujours. C'est lui qui rend un repas d'izakaya enveloppant et qu'on regrette de quitter. Venez le goûter à la table d'Aji, du miso aux plats partagés.
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